
La fintech nigériane Paystack, connue pour ses solutions de paiement numérique, fait face à des accusations de violation de marque. Trois jours après l’annonce du lancement de son nouveau produit « zap by Paystack », la startup de cryptomonnaie Zap Africa menace de poursuivre l’entreprise en justice.
Le 18 mars, Paystack a dévoilé « zap by Paystack », une nouvelle solution destinée à simplifier les paiements en ligne. Cependant, cette initiative a rapidement été éclipsée par une controverse lorsque Zap Africa a dénoncé une appropriation de marque. Selon la startup de cryptomonnaie, Paystack aurait dû effectuer des vérifications plus approfondies avant d’utiliser le nom « zap ».
La riposte de Paystack
Face à ces accusations, Paystack a réagi rapidement. L’entreprise a envoyé une mise en demeure à Zap Africa, affirmant avoir suivi une procédure rigoureuse pour sécuriser sa marque. Une source interne a indiqué que Paystack avait effectué des vérifications diligentes avant de procéder au dépôt officiel de la marque le 4 décembre 2023, couvrant six classes différentes, notamment les services financiers.
« Nous sommes convaincus d’avoir enregistré la marque dans la bonne catégorie », a déclaré la source.
L’argument de Zap Africa concernant l’exclusivité du nom « zap » semble fragile. Une recherche dans la base de données de la Commission des affaires corporatives du Nigeria (CAC) révèle que plus de 40 entreprises utilisent le nom « zap » dans divers secteurs. Par ailleurs, une entreprise a enregistré une marque liée à « zap » dès 2008, bien avant l’arrivée de Zap Africa.
Confusion ou concurrence légitime ?
Zap Africa affirme que l’utilisation du nom « zap » par Paystack pourrait semer la confusion chez les utilisateurs. Cependant, Paystack rejette cette allégation en soulignant que le terme est largement répandu et difficile à revendiquer comme exclusif.
« Il est difficile de prétendre à une confusion alors que tant d’entreprises utilisent déjà le nom ‘zap’ », a ajouté la source.
Alors que Zap Africa envisage des poursuites judiciaires, Paystack reste ferme dans sa position. La décision finale pourrait revenir aux autorités judiciaires nigérianes, qui devront trancher sur la légitimité des revendications de chaque partie.
En attendant, le lancement de « zap by Paystack » est loin d’être le succès sans accroc que la fintech espérait. Ce conflit souligne également les défis liés à la protection des marques en Afrique et la nécessité pour les entreprises de naviguer avec prudence dans un marché concurrentiel.