Entre janvier et août 2026, les startups africaines ont levé 2,10 milliards de dollars à travers 275 opérations de financement. Le mois d’août a fortement accéléré le rythme avec 438 millions de dollars mobilisés
L'adhésion de la BEAC au PAPSS ouvre une nouvelle perspective pour les paiements entre les pays d'Afrique centrale. Mais entre l'annonce institutionnelle et l'utilisation effective par les entreprises, plusieurs obstacles restent à lever : intégration des banques, interopérabilité avec les paiements mobiles et conditions tarifaires.
L'accès à Internet continue de progresser en Afrique, mais les écarts restent importants d'un pays à l'autre. Certains affichent désormais des taux de pénétration supérieurs à 80 %, tandis que d'autres disposent encore d'une large marge de progression. Le classement révèle aussi une différence essentielle entre le niveau de pénétration Internet et la taille réelle de la population connectée.
La frontière entre banques traditionnelles et startups financières devient progressivement moins nette en Côte d'Ivoire. Les fintechs développent de nouveaux usages, tandis que les banques cherchent à accélérer leur transformation numérique et à mieux répondre aux attentes des particuliers et des entreprises. Reste à savoir si cette évolution peut réellement déboucher sur des collaborations durables.
Les startups africaines ont attiré 1,36 milliard de dollars au premier semestre 2026, selon les données d’Africa: The Big Deal. Mais derrière ce montant, les investisseurs se concentrent fortement sur quelques secteurs, avec la fintech et la logistique qui représentent à elles seules plus des trois quarts des capitaux levés.
Le Béninois Kevin Degila rejoint le Conseil Africain de l’Intelligence Artificielle de Smart Africa, où il contribuera aux travaux consacrés au développement des talents et des compétences en IA sur le continent. Une nouvelle responsabilité qui s’inscrit dans un parcours déjà marqué par la data, la formation et les politiques numériques.
Le Sénégal s'est progressivement imposé comme l'un des écosystèmes technologiques les plus structurés d'Afrique francophone. Dakar concentre désormais des entreprises qui développent des solutions dans la finance, la distribution, la santé, les télécommunications, l'agriculture, la mobilité et les services aux entreprises. Alors que les financements et les dispositifs d'accompagnement se renforcent, quelles sont les entreprises qui disposent aujourd'hui des meilleurs atouts pour franchir un nouveau cap au cours des cinq prochaines années ?
La Côte d'Ivoire est aujourd'hui l'un des écosystèmes entrepreneuriaux les plus dynamiques d'Afrique francophone. Les startups se multiplient, les incubateurs se développent, les investisseurs manifestent un intérêt croissant et plusieurs jeunes entreprises connaissent une croissance rapide. Pourtant, contrairement au Nigeria, au Kenya, à l'Afrique du Sud ou encore à l'Égypte, aucun champion ivoirien n'a encore franchi le seuil symbolique du milliard de dollars de valorisation. Cette situation traduit-elle un retard de l'écosystème ou simplement une étape de son développement ? Décryptage.
Le financement des entreprises africaines pourrait bénéficier d'un nouvel appui. La Société financière internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale, envisage d'investir 25 millions de dollars dans Amethis Fund III, un fonds de capital-investissement destiné à accompagner la croissance d'entreprises de taille intermédiaire à travers le continent.
À l'occasion de son dixième anniversaire, Open Startup lance The Science Road, une plateforme dédiée aux startups africaines issues de la recherche, de la DeepTech et de l'intelligence artificielle.
Le fonds de 50 millions de dollars lancé au Sénégal illustre une dynamique plus large. L'Afrique francophone cherche à renforcer ses mécanismes de financement pour accompagner ses startups dès leurs premières étapes de croissance.
Alors que l'intelligence artificielle monopolise une grande partie de l'attention des investisseurs, certains fonds continuent de miser sur des secteurs moins médiatiques mais essentiels à l'économie mondiale. L'alimentation et l'agriculture figurent parmi ces marchés où l'innovation reste encore largement à construire.
Pour de nombreux entrepreneurs technologiques, intégrer Y Combinator reste l'une des portes d'entrée les plus convoitées vers l'écosystème mondial du capital-risque. L'accélérateur américain vient d'ouvrir une nouvelle fenêtre de candidature, offrant aux startups africaines une occasion supplémentaire de se mesurer aux meilleurs projets internationaux.
Après plusieurs mois marqués par la prudence des investisseurs, les startups africaines semblent retrouver des couleurs. Les chiffres publiés pour le mois de mai révèlent des tendances qui pourraient redessiner les stratégies de financement sur le continent.
Le marché du capital-investissement africain franchit une nouvelle étape de maturité. Sango Capital vient de conclure une transaction secondaire de plus de 120 millions de dollars portant sur quatre fonds d'investissement africains. Au-delà du montant, cette opération témoigne de l'émergence progressive d'un marché secondaire capable d'apporter davantage de liquidité aux investisseurs présents sur le continent.
Pendant que les banques mondiales enregistrent encore des résultats historiques, une transformation silencieuse est en train de remodeler l’industrie financière. Selon le rapport Global Banking Annual Review 2026 de McKinsey, les établissements qui tarderont à accélérer leur mutation numérique risquent progressivement de perdre leur relation privilégiée avec les clients au profit des fintechs, des néobanques et des nouveaux acteurs de l’intelligence artificielle. Pour l’Afrique, ce bouleversement pourrait représenter autant un risque qu’une opportunité.
Sur près de 2 600 candidatures venues de 70 pays, Google n’a retenu que 15 startups africaines pour son programme Google for Startups Accelerator Africa 2026. Mais derrière cette sélection très compétitive, une réalité saute immédiatement aux yeux : la très faible représentation de l’Afrique francophone dans une cohorte largement dominée par les hubs anglophones du continent.
Le paiement numérique africain repose aujourd’hui sur une architecture beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît. Mobile money, fintechs, banques, SWIFT, Visa ou encore PAPSS : derrière les paiements numériques en Afrique francophone, une bataille silencieuse se joue autour du contrôle des flux financiers et des données. Une guerre d’influence où aucun acteur ne détient encore totalement le pouvoir.
Après plusieurs mois de ralentissement dans l’écosystème tech africain, les startups agrifoodtech retrouvent progressivement l’attention des investisseurs. Selon des données publiées par AgFunder, les financements du secteur ont progressé de 30 % en 2025, signe que l’agriculture technologique redevient un terrain stratégique pour le capital-risque sur le continent
Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de transformation numérique et conformément à l’ambition de positionner le Togo comme un pôle régional d’innovation, le Ministère de l’Efficacité du Service Public et de la Transformation Numérique (MESPTN) a officiellement lancé le Djanta Tech Hub (DTH) le 07 mai 2026 à Lomé, en présence de Madame le Ministre. Pensé comme un espace d’accompagnement des porteurs de projets technologiques, le hub doit contribuer à transformer des idées innovantes en entreprises viables et durables.