Les startup en Afrique franchiront bientôt la barre des 4 milliards en terme de levée de fonds cette année.
La plateforme thebigdeal.substack a produit une carte actualisée en novembre 2021. Celle-ci renseigne sur les opérations de levées de fonds sur le continent africain par les startup.
Selon cette étude, le Nigéria, le Kenya, l’Egypte et l’Afrique du Sud arrivent une fois de plus en tête. Ces 4 pays ont en effet absorbé plus de 80% des fonds mobilisés par les start-up en 2021. Le Nigéria a raflé près de 35% de ces fonds. Il compte à lui seul en effet plus de 200 transactions. Le Sénégal quant à lui a pu avoir 222 millions de dollars avec 18 transactions. Soit 10 fois le total des fonds levés en 2020. L’opération de levée de 200 millions $ réalisée par la Wave, a en effet projeté ce pays à une autre échelle. Ensuite vient la Tanzanie avec 96 millions de dollars, grâce surtout Zola Electric et 5 transactions. Avec 100 000 $ et plus, ces deux pays sont loin derrière les Big 4.
Pour la tech africaine, le fait de mobiliser près de 4 milliards $ permettra davantage de susciter l’intérêt des investisseurs.
Cependant, une autre analyse des financements levés par les start-ups selon le profil de genre de l'équipe fondatrice a été effectuée. Selon cette étude, les fondatrices célibataires et les équipes fondatrices exclusivement féminines ont collecté jusqu'à présent moins de 1% du total en Afrique. Soit environ un centième de ce que leurs homologues masculins ont collecté.
En effet, les hommes fondateurs célibataires et les équipes fondatrices exclusivement masculines ont levé plus de 81% des fonds cette. Cette part est plus faible au Kenya (67%) et au Nigeria (76%), légèrement plus élevée en Afrique du Sud (84%) et atteint 98% en Egypte. D'un point de vue sectoriel, 96% des financements fintech ont été levés par des hommes fondateurs célibataires et des équipes fondatrices exclusivement masculines.