Une startup tunisienne qui s’attaque à l’un des points de friction de l’assurance
Dans de nombreux marchés, les procédures de remboursement dans l’assurance restent encore complexes et lentes pour les assurés. Entre validation des dossiers, délais administratifs et remboursement différé, les utilisateurs doivent souvent avancer les frais avant d’être indemnisés plusieurs jours ou semaines plus tard. C’est précisément sur cette problématique qu’EYST Technology veut se positionner.
Fondée en 2022 par l’entrepreneur tunisien Marwen Amamou, la startup développe une plateforme SaaS destinée à accélérer l’indemnisation dans le secteur de l’assurance grâce à des cartes virtuelles instantanées.
Une carte virtuelle générée immédiatement après validation
Le modèle imaginé par EYST modifie directement le parcours classique de remboursement. Plutôt que d’attendre un virement différé, les compagnies d’assurance peuvent générer instantanément une carte bancaire virtuelle contenant le montant du sinistre validé.L’assuré peut alors régler immédiatement ses dépenses depuis l’application ou l’interface web de son assureur sans avoir besoin d’avancer les frais.
Au-delà de la rapidité, la plateforme permet également aux assureurs de garder un meilleur contrôle sur les flux financiers grâce à plusieurs outils de supervision transactionnelle.
La solution intègre notamment des mécanismes de limitation des usages, de traçabilité des dépenses et de détection des fraudes en temps réel.
216 Capital mise sur l’insurtech tunisienne
Pour accélérer son développement, EYST vient d’obtenir un investissement à six chiffres du fonds de capital-risque tunisien 216 Capital. La startup prévoit d’utiliser ce financement pour renforcer son infrastructure technologique, enrichir sa roadmap produit et soutenir son expansion internationale. Parmi les nouveaux axes annoncés figurent notamment le développement de fonctionnalités autour du cashback et de la data intelligence.
EYST souhaite également renforcer ses équipes, en particulier sur les pôles sales et data, afin d’accompagner sa montée en puissance.
Une ambition tournée vers plusieurs marchés internationaux
Au-delà de la Tunisie, la startup affiche déjà des ambitions internationales importantes.

EYST prépare actuellement son déploiement sur plusieurs marchés, notamment en Europe, aux États-Unis, au Moyen-Orient, en Amérique du Sud et en Asie.
Cette dynamique illustre aussi une tendance de fond dans l’écosystème fintech et insurtech africain : de plus en plus de startups cherchent désormais à moderniser les infrastructures invisibles des services financiers plutôt que de se limiter aux simples applications grand public.
L’insurtech africaine cherche à réduire les lenteurs du secteur
Longtemps considéré comme peu innovant, le secteur de l’assurance commence progressivement à attirer les startups technologiques africaines.
Paiements instantanés, automatisation des remboursements, scoring, détection des fraudes ou exploitation intelligente des données deviennent désormais des sujets stratégiques pour les assureurs. Dans ce paysage, EYST veut construire une expérience plus fluide, plus rapide et plus transparente pour les assurés tout en aidant les compagnies à améliorer leur efficacité opérationnelle. Une évolution qui confirme aussi la montée progressive de l’insurtech dans l’écosystème technologique africain.