Une grande partie des petits commerces africains s'est déjà installée sur les réseaux sociaux. WhatsApp, Instagram, Facebook ou TikTok permettent de présenter des produits et de trouver des clients, mais ces outils ne suffisent pas toujours lorsque l'activité prend de l'ampleur. Gestion des commandes, paiements, stocks ou livraisons deviennent rapidement difficiles à organiser.
Ndaya entend répondre à cette situation en proposant une marketplace destinée notamment aux artisans, créateurs, petits commerçants, revendeurs, vendeurs indépendants et marques émergentes.
La plateforme veut surtout rendre le commerce numérique plus accessible à des entrepreneurs qui n'ont pas nécessairement les moyens de développer leur propre infrastructure e-commerce. Le vendeur peut présenter ses produits, recevoir des commandes et développer progressivement sa clientèle dans un même environnement.
Cette approche résume la promesse de Ndaya autour de trois mots : « Capturer. Poster. Vendre. »
L'enjeu est donc moins de créer une énième plateforme de vente que de donner aux petits acteurs économiques des outils leur permettant de passer d'une activité essentiellement locale ou sociale à une activité commerciale davantage structurée.
Mettre en avant les produits et les savoir-faire locaux
L'artisanat et la création occupent une place importante dans le positionnement de Ndaya. Mode, accessoires, bijoux, décoration, objets artisanaux, produits faits main ou créations originales peuvent trouver sur la plateforme une vitrine destinée à toucher une clientèle plus large.
Pour les promoteurs du projet, la valeur d'un produit ne repose toutefois pas uniquement sur son prix. Le parcours du créateur, son savoir-faire, les matières utilisées ou encore son processus de fabrication peuvent également contribuer à mieux le faire connaître.
Ndaya ouvre par ailleurs son modèle aux commerçants et revendeurs qui ne fabriquent pas eux-mêmes leurs produits. Cette diversité permet de réunir plusieurs profils au sein d'un même écosystème, du créateur au distributeur.

La plateforme vise également le marché professionnel. Boutiques, entreprises, hôtels, restaurants ou distributeurs peuvent constituer des débouchés pour les vendeurs présents sur Ndaya. Un créateur peut ainsi passer d'une vente destinée à un particulier à une commande plus importante provenant d'une entreprise.
Cette dimension B2B donne au projet une perspective intéressante : accompagner les petits entrepreneurs non seulement dans l'acquisition de clients, mais aussi dans leur capacité à accéder à des opportunités commerciales plus importantes.
De la Côte d'Ivoire vers d'autres marchés
Ndaya ambitionne de développer sa présence en Côte d'Ivoire tout en regardant vers le marché américain. Le projet veut notamment donner davantage de visibilité aux entrepreneurs africains et créer progressivement des passerelles entre leurs produits et des clients situés sur d'autres marchés.
En Côte d'Ivoire, cette ambition s'accompagne du développement de Ndaya Delivery, destiné à intégrer la livraison au parcours commercial. L'objectif est de réduire l'une des difficultés auxquelles sont confrontés les petits vendeurs lorsqu'ils commencent à recevoir davantage de commandes.
Le modèle économique repose notamment sur une commission appliquée aux ventes réalisées sur la plateforme, avec d'autres possibilités de revenus autour de la visibilité, du commerce et de la logistique.
À terme, le pari de Ndaya est de permettre à des entrepreneurs qui vendent aujourd'hui à leur quartier, leur communauté ou leur audience sociale de construire une activité capable d'atteindre de nouveaux marchés.
Dans un environnement où de nombreux petits commerces disposent déjà d'un savoir-faire mais restent freinés par leur accès au numérique et aux clients, la plateforme cherche ainsi à jouer un rôle d'intermédiaire entre le commerce de proximité et les opportunités du marché numérique.