La Côte d’Ivoire accueille cette semaine une rencontre qui pourrait peser sur la manière dont l’Afrique défendra ses intérêts dans les grandes discussions internationales sur les télécommunications et le numérique.
Du 15 au 17 septembre 2026, Abidjan reçoit la 4e réunion préparatoire africaine à la Conférence des Plénipotentiaires 2026 de l’Union internationale des télécommunications (UIT), connue sous le nom d’APM26-4. Organisée sous l’égide de l’Union africaine des télécommunications (UAT), cette réunion constitue la dernière étape de concertation du continent avant la PP-26, prévue du 9 au 27 novembre à Doha, au Qatar.
Trois jours pour arrêter une position africaine commune
Pendant trois jours, les représentants des États africains, les organisations régionales de télécommunications et différents partenaires doivent examiner les derniers préparatifs de la conférence. L’un des principaux enjeux sera de finaliser les propositions communes africaines, mais aussi de définir les modalités de coordination entre les pays du continent pendant la PP-26.
Les participants examineront également les candidatures africaines aux postes à pourvoir, notamment celles concernant les sièges du Conseil de l’UIT. Cette coordination intervient à quelques semaines d’une conférence particulièrement importante pour le secteur numérique mondial. Organisée tous les quatre ans, la Conférence des Plénipotentiaires fixe les grandes orientations de l’UIT et procède à l’élection de ses dirigeants.
Pour l’Afrique, l’enjeu est donc de parvenir à Doha avec des positions suffisamment coordonnées pour peser dans les décisions qui toucheront notamment aux télécommunications, aux infrastructures numériques et à l’évolution de la gouvernance mondiale du secteur.
La Côte d’Ivoire au cœur de la préparation africaine
En accueillant cette quatrième réunion préparatoire, Abidjan devient pendant trois jours le point de rencontre des délégations africaines chargées de préparer la position du continent.
Les travaux alterneront entre séances plénières et groupes de travail, avant l’examen et l’adoption du rapport final le 17 septembre. Pour John Omo, Secrétaire général de l’UAT, le travail du comité préparatoire joue un rôle important dans le processus de décision de l’Union. Les recommandations issues de ces discussions doivent notamment contribuer à assurer une plus grande cohérence des positions africaines lors de la conférence mondiale. La rencontre doit ainsi permettre aux pays africains de consolider une position commune, mais également d’organiser la coordination qui sera nécessaire une fois les délégations réunies à Doha.
Créée en 1977 et devenue l’Union africaine des télécommunications en 1999, l’UAT constitue l’agence spécialisée de l’Union africaine pour les télécommunications et les TIC. Elle coordonne notamment la participation africaine aux grandes conférences internationales du secteur.
Avec cette dernière étape préparatoire à Abidjan, le continent entre donc dans la dernière ligne droite avant la PP-26 de Doha. Pour les pays africains, le défi sera désormais de transformer les positions arrêtées à Abidjan en une stratégie commune capable de défendre leurs priorités sur la scène internationale.