La première vague fintech africaine s’est construite autour du mobile money et des paiements digitaux.
Des solutions comme M-Pesa, Orange Money ou MTN Mobile Money ont permis à des millions d’Africains d’accéder aux services financiers sans passer par les banques traditionnelles. Pour le BCG, cette infrastructure constitue aujourd’hui la base d’une nouvelle phase de croissance.Une seconde vague "Beyond Payments"
L’étude explique que le marché entre désormais dans une phase “Beyond Payments”. Autrement dit, les fintechs ne veulent plus seulement gérer les transactions. Elles se positionnent désormais sur le crédit, l’assurance, l’épargne, l’investissement et les services financiers intelligents.
L’intelligence artificielle et les données transactionnelles deviennent des leviers centraux pour évaluer les risques et personnaliser les services financiers.
Le secteur se professionnalise
Le rapport souligne également une évolution importante : la professionnalisation des fintechs africaines.
Face aux exigences des investisseurs et des régulateurs, les acteurs renforcent désormais leurs dispositifs de conformité, leurs contrôles internes et leurs mécanismes de lutte contre le blanchiment d’argent. Cette transformation vise à rassurer les marchés et attirer davantage de capitaux internationaux.
Autre tendance forte à noter, ce sont les banques traditionnelles qui collaborent de plus en plus avec les fintechs. Open banking, wallets, infrastructures de paiement ou services intégrés… les frontières entre banques et startups deviennent progressivement plus floues.
Pour le BCG, cette collaboration devient stratégique dans un contexte où les fintechs gagnent rapidement du terrain sur certains segments financiers.
Quatre marchés dominent la dynamique
L’étude identifie l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Égypte et le Kenya comme les principaux moteurs de cette croissance. Ces marchés concentrent une grande partie des investissements, des utilisateurs et des innovations financières du continent. Mais l’Afrique francophone accélère également, notamment sur les paiements mobiles et les services financiers digitaux.
Une nouvelle architecture financière africaine
Au-delà des startups, le rapport du BCG montre qu’une nouvelle architecture financière est en train de se construire sur le continent.
Les fintechs en plus des applications mobiles, développent désormais des infrastructures capables de soutenir l’épargne, le financement des PME, les paiements transfrontaliers et l’inclusion financière à grande échelle. L’Afrique participe désormais à sa redéfinition.