La blockchain et les technologies financières seront de nouveau au cœur des échanges à Abidjan. Le Francophone Africa Blockchain Summit (FABS) tiendra sa deuxième édition le 7 octobre 2026, après un premier rendez-vous organisé à Cotonou, au Bénin.
Organisé par l’Initiative Francophone de l’Africa Blockchain Institute (ABI), le sommet réunira décideurs publics, institutions financières, startups, investisseurs, innovateurs et partenaires au développement autour des transformations en cours dans les paiements et la finance numérique en Afrique francophone.
Les transferts de fonds au cœur du FABS 2026
Pour cette édition, le sommet s’intéressera particulièrement aux transferts de fonds, un secteur qui joue un rôle important dans les économies africaines. Ces flux permettent notamment de soutenir les ménages, de financer des petites entreprises et de contribuer au développement des économies locales.
Le thème retenu, « Accélérer la croissance économique et l’inclusion numérique grâce à l’innovation dans les transferts de fonds », place donc la technologie au centre d’une problématique économique très concrète.
Le FABS 2026 veut notamment examiner comment les infrastructures de paiement modernes, les technologies émergentes, les politiques publiques et la collaboration entre les différents acteurs peuvent faciliter la circulation de l’argent entre les pays et au sein des économies locales.
Les discussions porteront également sur plusieurs difficultés qui continuent de limiter ces flux : coût des transactions, délais de règlement, accès insuffisant dans certaines communautés, fragmentation réglementaire et infrastructures encore inadaptées à certains usages.
Banques, fintechs et régulateurs autour de la même table
Le programme du sommet prévoit une journée composée de présentations, de dialogues de haut niveau, de tables rondes, d’ateliers techniques et de sessions de pitch destinées aux startups. Une exposition, des rencontres de networking et une cérémonie de remise de prix sont également prévues.
Les échanges couvriront notamment les infrastructures de paiement et l’interopérabilité, la réglementation, la conformité, la protection des consommateurs, l’inclusion financière, l’accès au numérique, le développement des startups et les opportunités d’investissement.
Le sommet réunira différents maillons de l’écosystème : banques centrales, ministères, régulateurs, banques, opérateurs de transfert d’argent, prestataires de services de paiement, fintechs, opérateurs de mobile money, startups, investisseurs, institutions de financement du développement et représentants des diasporas.
Une feuille de route pour les transferts de fonds
Au-delà des échanges, FABS 2026 entend faire émerger des résultats concrets. Parmi les livrables annoncés figurent des recommandations en matière de politiques publiques, de nouveaux cadres de collaboration entre régulateurs et prestataires de paiement et de meilleures opportunités d’investissement pour les startups spécialisées dans les transferts et les paiements.
Le sommet prévoit également de travailler sur l’engagement des diasporas et sur une feuille de route consacrée au développement d’infrastructures de transfert de fonds plus inclusives en Afrique francophone.
À Abidjan, le FABS 2026 veut ainsi rapprocher les acteurs qui conçoivent les infrastructures financières de ceux qui les utilisent et les régulent. Avec les transferts de fonds comme fil conducteur, cette deuxième édition entend faire émerger des pistes de collaboration autour de l’interopérabilité, de l’innovation financière et de l’inclusion numérique.